décompression orbitaire

Drs Krastinova, Baujat & al. -

Article sur la décompression orbitaire osseuse

Je publie, ci-dessous, avec ma traduction en vis-à-vis, un article sur la décompression orbitaire osseuse, signé par les Drs Darina Krastinova-Lolov, Christine A. Bach, Dana M. Hartl, Francois Coquille, Michel Jasinski, Patricia Cecchi et Bertrand Baujat.
Je fais précéder l’article de quelques observations.

Observations sur l'article sur la décompression orbitaire osseuse signé par les Drs KRASTINOVA, BAUJAT & al. 

1°) Qu’advint-il des 57% de diplopies préexistantes, qui n’ont pas été améliorées par l’opération ? ⇒ Degré d’aggravation ? Suivi ? Traitement postopératoire s’il y en a eu ? Résultat du traitement postopératoire ? Conséquences sur la vie sociale et professionnelle des patients ?
Avant l’opération du 9 mai 2000, Mme KRASTINOVA m’avait dit « Ce genre d’opération ne crée pas de diplopie. Soit celle que vous avez acquise après la 1e opération disparaît ; soit, elle restera identique à elle-même. Il n’y a pas de risque qu’elle s’aggrave. Il y a de bonnes chances qu’elle disparaisse. »

Or, l’article ne fait état d’aucune diplopie ayant disparue après l’opération, comme en atteste le terme de « improved » qui signifie « amélioré », « atténué » mais pas « disparu ».   En revanche, il est question de 19% de diplopies acquisesMme KRASTINOVA m’a-t-elle délibérément menti ou a-t-elle modifié son opinion, entre 2000 et 2006, au fil des patients qu’elle invalidait ainsi à vie ? Combien de patients a-t-elle sacrifiés avant de se rendre à l’évidence ?  

2°) Que signifie « Pas de complications majeures » ? Une diplopie phénoménale, invalidant totalement le patient, n’est-elle pas une complication majeure ? Une perte définitive de toute sensibilité dans une grande partie du visage (nez, joues, arcade dentaire), une baisse constante d’acuité visuelle, non corrigeable, une vie brisée… ne sont-elles pas des complications majeures ? Je trouve qu’il y a beaucoup d’indécence à nier ainsi les souffrances des patients, et à se tailler une notoriété sur le dos des souffrances qu’on leur a infligées.
Dans mon cas, le compte-rendu d’hospitalisation mentionnait : « Les suites opératoires sont simples ». Elles ont pourtant nécessité, au total, à ce jour, quelque deux ans d’arrêt de travail et 9 mois de mi-temps thérapeutique. Sans parler de l’impossibilité de continuer à exercer mon métier normalement, de l’abandon de tous mes projets et de la cessation de la majorité de mes activités, y compris la lecture – en raison de la diplopie et des douleurs cervicales incessantes induites par le torticolis oculaire, de la baisse phénoménale de mon acuité visuelle, du rétrécissement du champ visuel et d’un certain nombre d’autres dommages corporels. Que faudrait-il de plus pour que les auteurs reconnaissent que les suites opératoires ne sont pas « simples » ?

3°) « …les patients relevant de la maladie de Basedow ont nécessité, chacun, une à trois interventions décompressives et une à sept opérations d’allongement ou de réinsertion du muscle releveur de la paupière supérieure. » Malgré cette déclaration, le Dr KRASTINOVA m’a refusé tout soin et tout suivi postopératoire, toute prise en charge médicale ou chirurgicale de la diplopie phénoménale que l’opération avait provoquée et toute prise en charge de l'inocclusion palpébrale – encore aggravée par rapport à la première décompression orbitaire réalisée par le Dr TAZARTES en janvier 1999 du fait d’un raccourcissement encore plus important, cette fois, des fentes palpébrales ?

4°) Les auteurs ne parlent pas de la perte de la sensibilité du visage (nez, joues, arcade dentaire) due à la paralysie peropératoire des nerfs sous-orbitaires. Il y a pourtant eu au moins un cas, moi. Il n'est pas normal, et tout à fait malhonnête, de ne pas mentionner ce risque fréquent –  selon les études, de 100% des cas en postopératoire immédiat à 5,3% d’hypoesthésie permanente et jusqu’à 42% d’hypoesthésies permanentes « minimes ») – et tellement lourd de conséquences pour les patients chez lesquels il se réalise. 

5°) Les statistiques indiquées dans cet article sont fausses : elles ne m’incluent pas ; or, j’ai été opérée le 9 mai 2000, c’est-à-dire dans la fourchette de référence : 1984-2003. Est-ce à dire que les signataires de l’article ne se fondent pas sur l'ensemble des cas rencontrés mais uniquement sur ceux qui vont dans le sens qu’ils désirent ? Quelle espèce d'étude médicale est-là ? 
Ces statistiques, délibérément faussées, tendent à donner de la décompression orbitaire osseuse telle qu’elle est pratiquée par les Drs KRASTINOVA, BAUJAT et al., une image faussement rassurante, et des co-auteurs de l'article, l'idée qu'ils seraient plus compétents que leurs confrères, dont les chiffres sont moins bons (parce qu’ils n’ont écarté aucun cas d’étude)
alors qu’ils sont simplement plus malhonnêtes.
Je publie ci-dessous un tableau donnant les statistiques pour les diplopies après décompression « aggravées ou acquises » et « acquises ». (C’est moi qui ajoute les chiffres concernant le Dr KRASTINOVA, à partir de l’article.)

Chirurgiens

Public.

Méthode
(voie d’abord)

Diplopies aggravées
ou acquises

Diplopies acquises

DE SANTO

1980

Transantrale

80%

31%

SHORR

1982

Transconjonctivale
et transantrale

Non renseigné

30%

SEIFF

1988

Diverses

Non renseigné

50%

WARREN

1989

Transantrale

68%

Non renseigné

MOURITS

1990

Diverses

Non renseigné

Non renseigné

GARRITY

1993

Surtout transantrale

64%

Non renseigné

TROKEL

1993

Lipectomie

Non renseigné

2,4%

WEISMAN

1994

Transconjonctivale et transantrale

Non renseigné

Non renseigné

LYONS

1994

Transpalpébrale

Non renseigné

18%

MORAX

1996

Diverses

0%

0%

SPIELMANN 

1999

Transpalpébrale

Non renseigné

24%

NADEAU

2005

Endosc. en médial externe en latérale

Non renseigné

70% (14/20)

KRASTINOVA

2006

Coronale

43% de diplopies améliorées
57% + 1,44% aggravées (et/ou inchangées)

19%

 

Azureine, victime de fautes médicales et d'expertises judiciaires bidon 
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Surgical Strategy in the Treatment of Globe Protrusion Depending on Its Mechanism (Graves' Disease, Nonsyndromic Exorbitism, or High Myopia)
Stratégie chirurgicale dans le traitement de l’exophtalmie en fonction de son origine (maladie de Basedow, exorbitisme non syndromique, forte myopie)

Authors: Darina Krastinova-Lolov, M.D.; Christine A. Bach, M.D.; Dana M. Hartl, M.D., Ph.D.; Francois Coquille, M.D.; Michel Jasinski, M.D.; Patricia Cecchi, M.D.; Bertrand Baujat, M.D., Ph.D.Published in Plastic & Reconstructive Surgery, February 2006  

Résumé

Abstract

Contexte : La maladie de Basedow affecte le contenu orbitaire et les paupières. L’exophtalmie peut également être due à la myopie et/ou à une dysmorphie de l’orbite, responsable d’un exorbitisme. Il est nécessaire de bien distinguer entre ces différentes formes d’exophtalmie pour fournir à chaque patient un traitement adapté. Les auteurs exposent les différentes stratégies chirurgicales pour traiter l’orbite et les paupières.

Background: Graves' ophthalmopathy affects orbital contents and eyelids. Protrusion of the globe can also be the result of myopia and/or an abnormal orbit shape, which is responsible for nonsyndromic exorbitism. It is necessary to recognize these components of protrusion to treat patients adequately. The authors present a surgical strategy for treatment of the orbit and lids.

Méthode.  Etude rétrospective des dossiers de 84 patients traités entre 1984 et 2003. 68 patients furent opérés pour maladie de Basedow et 16 pour exorbitisme non syndromique avec ou sans myopie.

for nonsyndromic exorbitism with or without myopia.16 patients were operated on for Graves' ophthalmopathy and 68patients treated from 1984 to 2003 were retrospectively reviewed. 84 : Files of Methods

La stratégie chirurgicale dépendait du degré d’urgence, de l’âge du patient et de la forme de l’orbite, mesurée par tomodensitométrie. Nous avons, dans la majorité des cas, procédé à une décompression orbitaire de deux parois, par voie d’abord coronale, avec ou sans greffes osseuses -  en particulier dans les cas d’exorbitisme non syndromique – et avec ou sans ablation complémentaire de la paroi externe du plancher orbitaire. La chirurgie palpébrale était réalisée dans un deuxième temps.

The surgical strategy was adapted to the degree of emergency, the age of the patient, and the shape of the orbit measured using computed tomography. The accepted standard of treatment was a coronal approach with a two-wall expansion, with or without bone grafts, especially in cases of associated nonsyndromic exorbitism, with or without complementary ablation of the external part of the orbital floor. Lid surgery was performed at a second stage.

Résultats. Les patients atteints d’exorbitisme non syndromique ont pu être traités avec succès en une seule intervention. Aucune diplopie ne fut observée ni avant, ni après l’opération.

Results: Nonsyndromic exorbitism patients were successfully treated in one step. No diplopia was present either preoperatively or postoperatively.

A l’inverse, les patients relevant de la maladie de Basedow ont nécessité, chacun, une à trois interventions décompressives et une à sept opérations d’allongement ou de réinsertion du muscle releveur de la paupière supérieure.

In contrast, the treatment of the Graves' ophthalmopathy patients justified one to three orbital expansion procedures per patient and/or one to seven procedures for levator palpebrae lengthening or reinsertion.

43 pour cent  des diplopies préexistantes à la chirurgie furent améliorées. L’incidence globale des diplopies provoquées de novo fut de 19 pour cent. Trois des patients de la série ophtalmopathie basedowienne (5 pour cent) ont finalement subi une chirurgie oculomotrice.

43 percent of preexisting diplopias were improved by the surgery. The overall postoperative incidence of de novo diplopia was 19 percent. In the Graves' ophthalmopathy series, three patients (5 percent) finally underwent strabismus surgery.

Il n’y eut aucune complication majeure.

No major complication occurred.

Conclusion : Le traitement chirurgical de l’ophtalmopathie Basedowienne représente un défi pour le chirurgien et justifie une approche progressive.

Conclusions: The treatment of Graves' ophthalmopathy is challenging. A graded approach is justified.

Les patients doivent être informés que plusieurs interventions peuvent s’avérer nécessaires et, dans les cas d’exorbitisme non syndromique ou de myopie, que des modifications du visage peuvent se produire.

Patients have to be informed that several procedures may be necessary and, in cases of nonsyndromic exorbitism or myopia, that facial modifications might occur.

 

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