Les Questions que l'Expert LAROCHE aurait dû poser et se poser

En 2002, le TGI de Paris avait ordonné une 1ère expertise médicale judicaire et en avait confié la conduite au Pr Laurent LAROCHE, chef du service ophtalmologie du CHNO des XV-XX, à Paris, où exerce également le Dr TAZARTES.

A l’époque, la conduite de la réunion d’expertise, en novembre 2002, puis la lecture du pré-rapport d’expertise m’avaient laissée, scandalisée, certes, mais, surtout, déconcertée… à un point difficile à imaginer. Je ne comprenais pas, du tout, comment l’Expert pouvait diriger une réunion d’expertise comme il l’a fait, ni comment il pouvait écrire ce qu’il avait écrit dans le pré-rapport et, donc, dans le rapport, puisqu’il n’a pas changé une virgule au premier texte, se contentant de le rebaptiser « rapport définitif ».  

En 2002, le TGI de Paris avait ordonné une 1ère expertise médicale judicaire et en avait confié la conduite au Pr Laurent LAROCHE, chef du service ophtalmologie du CHNO des XV-XX, à Paris, où exerce également le Dr TAZARTES.
J’avais rédigé une première communication concernant le pré-rapport du Pr LAROCHE » (voir article) que mon avocate de l’époque a refusé de transmettre à l’expert pour ménager sa susceptibilité.
J’ai donc rédigé un autre Dire, beaucoup plus conséquent.
Je reproduis ci-dessous, une partie de ce Dire, intitulé « Les questions que l’Expert LAROCHE aurait dû poser et se poser »

Les questions que l’Expert LAROCHE aurait dû poser et se poser :

1°) Pourquoi les paupières de la patiente ne ferment-elles toujours pas 
- alors qu’elle a subi deux très lourdes opérations de décompressions orbitaires dans le seul but de rendre ses paupières jointives ;  alors que ce sont les chirurgiens eux-mêmes qui ont choisi le type d’opération (décompression orbitaire) et le mode opératoire (voie coronale) ; - 

sans que le problème lui-même ne soit réglé ? alors qu’aucun d’eux ne lui a dit que le but de l’opération (faire fermer les paupières) était irréalisable, ou risquait de la laisser avec de multiples invalidités - 

Cette question est d’importance. C’est la première et la seule question qu’un expert responsable devait poser pour permettre à chacun de comprendre ce qui s’est passé et éviter ainsi aux chirurgiens de refaire les mêmes erreurs et à d’autres patients de subir les mêmes souffrances et dégradations physiques – pour rien.  Or, cette question-là, l’Expert se garde bien de la poser. Il se contente d’insulter le patient, de mettre en doute ses paroles, d’avancer des affirmations gratuites qu’il veut nous faire prendre pour des démonstrations.

Autres questions que l’Expert aurait dû poser :
2°) Pourquoi le Dr Krastinova a-t-elle proposé d’opérer la patiente au risque d’aggraver la diplopie laissée par l’opération effectuée par le Dr Tazartès ?

3°) Pourquoi le Dr Tazartès a-t-il encouragé la patiente à subir une deuxième intervention de décompression orbitaire si celle-ci risquait d’aggraver sa diplopie ?

4°) Où est la liste, clairement établie, de toutes les séquelles/dégradations physiques causées par les opérations dont se plaint la patiente ?

  paupières qui ne ferment toujours pas et, par conséquent, impossibilité de dormir sauf s’il y a une obscurité totale et, donc, impossibilité de faire des siestes l’après-midi même si elle est très fatiguée.
- Diplopie : imparfaitement corrigée dans une seule position du regard (regard strictement en face). Incidences désastreuses sur tous les actes de la vie. Voir liste des gênes et invalidités liées à la diplopie (liste des activités rendues impossibles et des activités rendues infiniment plus difficiles par la diplopie)
position anti-diplopique source de douleurs cervicales et dorsolombaires constantes et de déformation des vertèbres

- rétrécissement des fentes palpébrales

rétrécissement du champ visuel
perte de la sensibilité d’une partie du visage
filaments noirs dans le champ de vision
plis et rides sous et aux coins des yeux
relâchement de la peau dans le bas du visage dû au relâchement de la peau dans la zone des yeux

5°) De quelles lésions / risques les chirurgiens ont-ils prévenu la patiente ?
Dire des uns et des autres ; preuves à l’appui de leurs dires respectifs.

6°) Séquelles non envisagées par les chirurgiens : comment s’expliquent-elles ?
Outre le fait que
par la baisse d’acuité visuelle gênée constammente suis- j
par la diplopie dans les circonstances où je ne peux pas porter de correction (mon lit, la piscine, le bord de mer)totalement handicapéeet - 

- même avec correction, je suis gênée ou handicapée pour toutes les activités qui impliquent la vue : handicapée pour les activités qui nécessitent de la précision ; et extrêmement gênée, au point d’avoir également renoncé à ces activités-là, pour toutes celles qui nécessitent de rester les yeux fixés sur un objectif pendant plus de vingt minutes en raison des douleurs aux cervicales que la position vicieuse de la tête que je suis obligée d’adopter pour diminuer la vision double.

Activités que je ne peux plus exercer à cause de la diplopie :

- je ne peux plus prendre de photos : elles sont toutes, systématiquement, de travers ;
jouer au golf ou exercer aucun sport de précision fondé sur la vue ;
courir en milieu naturel car je ne perçois pas les accidents du terrain ;
, au théâtre ou à tout autre spectacle, parce que la douleur au cou générée par la position vicieuse de la tête transforme le plaisir en cauchemar au bout de 20 minutes ;aller au cinéma
Etc.

Activités que je ne peux plus exercer qu’avec la plus grande difficulté :

je ne peux plus enfiler une aiguille pour recoudre un bouton ou faire un ourlet ;
lire et donc préparer un concours comme l’Agrégation ou faire une thèse de 3ème cycle. Moi qui étais une grande lectrice, je ne lis plus en raison des douleurs cervicales : je ne peux plus voir l’écriture en balayant simplement une page du regard ; il faut que j’accompagne les yeux d’un mouvement de tête constant, de gauche à droite et de haut en bas ;
préparer mes cours et corriger les copies des élèves ;
conduire ;

Etc.

Le Pr LAROCHE n’a pas répondu à mes Dires, sinon par de nouvelles insultes à la victime, et ne les a pas annexés au rapport définitif, histoire de s'assurer que les juges statueraient d'après sa seule version des faits.
Depuis mi-avril 2007, date à laquelle j’ai, enfin, eu communication et pris connaissance de la déclaration du Dr TAZARTES et ai compris que l’Expert LAROCHE (comme son successeur le Pr CHAINE) s’était borné à la recopier en lieu et place de faire une expertise, je sais évidemment pourquoi je ne reconnaissais rien dans ce qu'il écrivait, et pourquoi le Pr LAROCHE n’a pas posé et ne s’est pas posé les questions cruciales ci-dessus.
Le but du Pr LAROCHE, n’était pas de « permettre à chacun de comprendre ce qui s’était passé et éviter ainsi aux chirurgiens de refaire les mêmes erreurs et à d’autres patients de subir les mêmes souffrances et dégradations physiques – pour rien. » –  pas plus que ce ne fut le but du Pr CHAINE 5 ans plus tard.
Le but unique de leur mission d’expertise était d’exonérer les chirurgiens impliqués de toute faute ou responsabilité médicale. Et tant pis s’il faut sacrifier la victime pour cela !

Expertises judiciaires bidon ? Plus que je ne l'aurais imaginé possible!

A quelque chose malheur est bon cependant : le Pr LAROCHE a été victime de son zèle : le TGI de Paris m'a accordé une seconde expertise sans hésiter lorsque j'ai fait remarquer que l'Expert LAROCHE n'avait pas annexé mes Dires à son rapport d'expertise.  

Azureine, victime de fautes médicales et d'expertise judiciaires bidon

 

 
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