Le Dr TAZARTES et le devoir d'information - 2.

L'Information du patient

En raison de leur lourdeur et des risques visuels, oculomoteurs et neurologiques gravissimes qui leur sont inhérents, les décompressions orbitaires osseuses sont réservées à des pathologies graves, précises, très circonscrites, qui, si elles ne sont pas traitées, constituent une menace directe pour la vue, et dont ne font partie ni les petites gênes palpébrales, quelles qu’elles soient, ni les petites exophtalmies isolées.
Le Dr TAZARTES m’a donc appliqué une chirurgie à proscrire dans mon cas. Comme il a, par ailleurs, malencontreusement raccourci les fentes palpébrales, il a aussi aggravé la malocclusion initiale pour le traitement de laquelle il m’a rendue handicapée visuelle, en la transformant en impossibilité totale que les paupières restent fermées.

Ni la faute médicale de prise de risques inconsidérés par rapport au bénéfice escompté, ni celle de mauvaise indication chirurgicale, ni celle de manquement à l’obligation de moyen, ni celle de défaut d’information n’ont été retenues contre lui par les Experts Laurent LAROCHE puis Gilles CHAINE.

Conforté dans son sentiment d’impunité totale, le 3 mars 2009, jour de la réunion de (non-) conciliation dans le cadre de ma plainte à son encontre devant l’Ordre des Médecins, le Dr TAZARTES m’a carrément rendue responsable de mon état : je l’avais bien cherché, en effet, puisque je n’avais pas posé les bonnes questions lors des consultations préopératoires : « Vous êtes une femme intelligente. Vous devez savoir quelles questions poser avant une intervention chirurgicale. »
L'aplomb de ces gens-là ! Que ce soit le monde à l’envers ne les gêne pas du tout ! Et ils n'ont d'ailleurs même pas conscience de l'indécence ou de la non-pertinence des excuses qu'ils se trouvent pour ne pas assumer leurs fautes! 

Le Dr TAZARTES a la mémoire courte, cependant. Il ne se souvient pas qu’il m’a sciemment, délibérément, trompée sur les risques opératoires, d’une part, en ne m’informant d’aucun risque ; d’autre part, en niant ceux que j'avais évoqués et, en particulier, le risque de diplopie. En effet, Mme BOUVARD, patiente qu’il m’avait indiquée, m'en avait parlé en décembre 1998 et j'ai abordé la question avec le Dr TAZARTES lors de la consultation du 7 janvier 1999, soit, l’avant-veille de l’opération de décompression orbitaire. (Mme BOUVARD avait utilisé le terme de « diplopie », mais comme je ne connaissais pas ce terme et n’avais aucune idée de la pathologie à laquelle il renvoyait, elle l’a remplacé par celui de « strabisme », que j’ai retenu et réutilisé avec le Dr TAZARTES) :
Docteur, Mme BOUVARD m’a parlé de strabisme. Ça peut arriver ?
Oui, ça peut arriver, mais pas dans votre cas. (…) On peut difficilement comparer le cas de Mme BOUVARD avec le vôtre. Le sien est un cas plus compliqué (…) Et, d’ailleurs, elle n’a pas eu de strabisme après l’opération.

Mais quand bien même je n’aurais pas moi-même mentionné le problème de strabisme… Comment un patient pourrait-il deviner, comment pourrait-il imaginer des risques dont il n’a aucune idée, dont il n’a jamais entendu parler et dont, précisément, son chirurgien vient de lui dire qu’il n’y en avait pas – hormis quelques hématomes et, peut-être, ou peut-être même pas, une vision floue pendant quinze jours !

Derrière tous les arguments de mauvaise foi auxquels le Dr TAZARTES n’hésite pas à recourir, je vois un nouvel aveu du fait qu’il ne m’a pas informée du risque de diplopie et a même nié ce risque, conformément à mes dires. En effet, on n’accuse le patient de n’avoir pas posé les bonnes questions que parce qu’on ne lui a pas fourni les bonnes réponses, en l’occurrence, une information sur les risques de la décompression orbitaire. Tout ce que le Dr TAZARTES m’a délivré sur le sujet relève de la désinformation – d’une tromperie et d’une manipulation délibérées du patient pour l'amener à accepter l’opération qu’on veut lui faire subir. 

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judicaires bidon

Voir également l’article intitulé :
« Le Dr TAZARTES et le devoir d’information - 1. Pourquoi le Dr TAZARTES n’a pas pu m’informer du risque de diplopie postopératoire » 

 
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