Ils l'ont fait, mais faut pas le dire !

Articles relatifs aux tentatives incessantes des chirurgiens et des experts judiciaires pour m'empêcher de témoigner de ce que j'ai subi de leur fait. 

Main courante...

…contre la direction de l’hôpital Tenon (Paris)

En janvier dernier, comme j’en avais marre de souffrir comme une damnée et de ne plus pouvoir dormir du tout à cause de la douleur et de l’inflammation continues, irréductibles, aux cervicales, j’ai décidé de prendre un rendez-vous de consultation avec les chirurgiens qui m’ont saccagée, il y a dix-sept et dix-huit ans, pour les avoir en face de moi et qu’ils me disent, directement, ce que je suis censée faire, maintenant, puisqu’au bout de tant d’années, je souffre de plus en plus des dégâts qu’ils ont causés, qu’ils n’ont jamais pris la peine d’essayer de réparer, et qui n’ont jamais guéri, au contraire !
J’ai commencé par l’ex-interne Bertrand BAUJAT, celui qui, le 9 mai 2000, à l’hôpital Foch de Suresnes, est passé outre à mon refus catégorique et m’a fait anesthésier de force, par surprise, comme on le fait pour un animal. Il venait de me dire : « On ne peut pas attendre le Dr KRASTINOVA ; on ne sait pas quand elle arrivera », et je venais de réitérer mon refus.

J’avais rendez-vous le mardi 24 janvier à 12h10. Je suis arrivée dans le service vers midi. Dès que j’ai donné mon nom à l’accueil, il s’est produit un grand branle-bas de combat. On est passé en une fraction de seconde de l’atmosphère feutrée, un peu morne, des salles d’attente des hôpitaux, à une atmosphère de fin du monde, ou presque. Le personnel du service a été pris d’agitation ; des regards significatifs se sont échangés ; on a assisté à des déplacements un peu incohérents… Les patients qui attendaient leur tour, dans la salle, à faire des sudokus, envoyer des textos, ou lire la dernière gazette de l’hôpital, ont tous levé la tête en même temps, surpris ; cherchant à comprendre ce qui venait de se passer et curieux de ce qui allait suivre.
Très vite, une autre secrétaire, la secrétaire particulière de l’ex-interne-BAUJAT-devenu-professeur (avec un p majuscule), s’est précipitée vers moi tout en gesticulant et m’apostrophant : « Le Professeur (avec un P majuscule) Baujat ne veut pas vous voir ; il y a une affaire en cours ! Il faut que vous partiez ! » Avant d’arriver jusqu’à moi, elle avait déjà récité sa leçon trois fois. J’avais donc compris. Je n’étais pas au courant qu’une « affaire » était « en cours » et je ne voyais pas non plus en quoi cela pouvait empêcher l’ex-interne BAUJAT de me voir en consultation mais, bon, je ne voulais pas faire de difficultés, et ce, d’autant moins que toutes les secrétaires du service semblaient prêtes à faire rempart de leur corps pour que je ne puisse pas m’approcher du lieu, quel qu’il fût, où il se cachait. J’ai donc demandé à voir un autre médecin du même service, mais cela, aussi, m’a été refusé – et là, pour le coup, je ne comprenais vraiment pas pourquoi : si je pouvais, éventuellement, avoir un léger doute concernant l’ex-interne BAUJAT, j’étais tout à fait sûre, en revanche, qu’il n’y avait aucune « affaire en cours », avec qui que ce fût d’autre, puisque je ne connais personne à l’hôpital Tenon ; que je n’y vais jamais, etc.
Je n’ai pas eu le temps d’insister longtemps : à peine cinq minutes après être arrivée, je me suis retrouvée avec un malabar de vigile planté devant moi – missionné par la Directrice Marie-Pierre FEREC, elle-même, j’imagine – qui me signifiait clairement, par sa posture intimidante et son air farouche, qu’il ne tarderait pas à me jeter dehors, par la peau du cou, si je ne partais pas de moi-même, illico presto. J’étais venu avec un ami – qui regardait la scène, médusé, à quelques pas de là. Comme je n’avais pas envie de l’entraîner dans une bagarre et que j’étais trop petite par rapport au colosse pour pouvoir lui coller mon poing dans la figure moi-même, nous sommes partis. Et je n’ai pas vu l’ex-interne-BAUJAT-devenu-professeur-avec-un-p-majuscule.

Je me suis demandé pourquoi le Dr BAUJAT n’était pas venului-même, m’expliquer, calmement, qu’il ne pouvait pas me voir en consultation parce qu’il y avait « une affaire en cours ». Il en aurait profité pour m’expliquer quelle affaire était en cours et pourquoi ça l’empêchait de me voir en consultation. Comme il n’est pas venu, je n’ai pas eu de réponse à mes questions.
Ou plutôt si : même aux gens de l’hôpital, il a menti (on se demande pourquoi) ! Il n’y avait aucune « affaire en cours ». La seule chose que j’ai reçue, c’est la lettre de son avocat, Me KAGAN (lettre que j’ai publiée sur plusieurs de mes blogs sous le titre : « Dr BAUJAT : Des Nouvelles ! »). Mais cette lettre n’était pas postée d’avant mon rendez-vous à l’hôpital mais du lendemain (le 25 janvier) et proposait – même si de façon fort maladroite et totalement contreproductive – de faire plutôt en sorte qu’il n’y ait pas d’affaire, justement.
Tel médecin, telle secrétaire particulière : celle-là aussi m’a menti en me disant : « On vous a écrit pour annuler le rendez-vous ». Tu parles ! Tout comme la lettre de l’avocat, le courrier de la secrétaire était posté du lendemain (le 25 janvier). Et elle a, en plus (probablement sur les conseils du Dr BAUJAT), eu la malhonnêteté de l’antidater du 20 janvier ! Ces gens-là sont assez amusants, en définitive : ils se croient très malins à nous prendre tous pour des imbéciles, et ne s’aperçoivent même pas que la seule chose que leurs stratagèmes cousus de fil blanc révèlent, c’est leur propre manque d’intelligence !
En résumé, ce jour-là, ils ont tous (et en premier lieu les gradés, M. BAUJAT et Mme FEREC) cédé à une panique incompréhensible, et ont réagi n’importe comment, puis, pour rattraper leurs bourdes, se sont forgé des alibis après-coup – le sempiternel recours des gens qui n’assument pas leurs actes (et qui, en plus, n’ont aucune imagination) !

Je me demande, toutefois : le Dr BAUJAT aurait-il refusé de me voir si, au lieu de m’inscrire à ses consultations publiques, je m’étais inscrite à ses consultations privées, à l’hôpital ? C'est qu'il ne se fait pas payer des clopinettes! Il facture, tout de même, « entre cent et cent cinquante euros » la consultation, dixit sa secrétaire, le jour où j’ai pris rendez-vous.
Ça rapporte, de ne pas respecter le refus d’une patiente, et de l’utiliser comme brouillon pour s'exercer à la chirurgie délicate de la décompression orbitaire osseuse ! Et ça vaut d’autant plus le coup que si, par inexpérience, on la saccage et qu’on en fait une handicapée condamnée à vivre dans la douleur, on n’aura même pas à s’enquiquiner à réparer les dégâts (irréparables, de toute façon) : il se trouvera bien un ou deux experts dévoués à la cause pour dire qu’elle n’est absolument pas handicapée (la preuve, elle arrive à respirer !) et que tous les intervenants dans son saccage, les officieux et les officiels, ont fait tout très bien.

Toujours est-il que je ne trouve absolument pas normal que l’on ne m’ait pas, au moins, proposé de voir un autre médecin du même service. Mme FEREC, la Directrice, semble confondre l’hôpital public avec son propre domaine privé et se prendre, elle-même, pour la seigneure (la seigneuresse?) de ces lieux. Où est le service public, là-dedans ? Et sur quels critères discriminants peut-elle décider de refuser un patient ? Toutes les victimes de fautes médicales seraient-elles interdites d’hôpital, maintenant, et en particulier des hôpitaux dans lesquels officient ceux à qui elles doivent leur état ? Par délicatesse, sans doute. Pour ménager la sensibilité des chirurgiens qui, comme on les comprend, n’ont pas envie qu’on leur rappelle des souvenirs qui ne flattent pas leur ego. Une handicapée visuelle, privée de la sensibilité d’une grande partie de son visage et dont les paupières ne ferment pas… ça fait vraiment tache à la consultation de Bertrand BAUJAT, qui n’a dit à personne qu’il est l’ex-interne-qui-m’a-fait-ça, et veut juste qu’on lui donne du Professeur-avec-un-P-majuscule vingt-sept fois en trois pages !

Une fois remise de ce choc auquel je ne m’attendais vraiment pas, je suis allée au commissariat du 20ème arrondissement, tout proche de l’hôpital, pour déposer plainte à l’encontre de la Directrice, Marie-Pierre FEREC.
Comme je ne suis pas le-professeur-avec-un-p-majuscule-lui-aussi Gilles CHAINE qui, en 2009, au commissariat de Bobigny, avait réussi à déposer une vraie plainte pour diffamation pour quelque chose qui n’avait rien à voir avec de la diffamation, j’ai eu beau argumenter, il a fallu que je me contente d’une « déclaration de main courante » – que je publie ci-dessous.
Ce n’est pas grave. Je vais me renseigner, écrire quelques courriers ; je finirai bien par en avoir le coeur net, de cette affaire.

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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DECLARATION DE MAIN COURANTE

« Déclaration
Ce jour, constatons que se présente à nous Madame BUCHER Anne qui nous déclare :
" Le mardi 24 janvier 2017 vers midi, je me suis présentée à l'accueil du service ORL de l'hôpital Tenon où j'avais un rendez-vous de consultation avec le docteur BAUJAT Bertrand. Dès que j'ai donné mon nom à la secrétaire, quelqu'un d'autre est venu me dire que monsieur BAUJAT refusait de me recevoir. J'ai alors demandé si je pouvais voir un autre médecin du service, on m'a répondu " non ". Quelqu'un a téléphoné à la sécurité et tout de suite après un agent de sécurité est venu pour me demander de partir. Si je n'étais pas partie de moi même, il m'aurait fait sortir lui-même. Il y avait de nombreux témoins dans la salle, des patients qui attendaient et qui ont vu la scène. J'étais accompagnée par un ami, M.***, qui pourra témoigner des faits.
J'ai été choquée qu'un hôpital public puisse ainsi mettre dehors une patiente sans au moins lui proposer une entrevue avec un autre médecin. Je précise que j'avais en ma possession une convocation.
Je suis allée le voir car 17 ans après qu'il m'a opérée et abimée je souffre toujours des dégâts qu'il a causés et qu'il n'a jamais soignés. Au lieu de comprendre ma détresse, l'hôpital a pris parti pour le médecin et m'a expulsée comme si j'avais commis un crime. Pourtant, c'est moi, la victime qui souffre depuis 18 ans. Je n'ai rien d'autre à déclarer."
Personne(s) Concernée(s)… »

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